Stritzken
40 mots pour désigner un embouteillage
Il y a neige et neige. Même un Westphalien sans connaissances météorologiques particulières peut le constater lors d'un hiver rigoureux. Les flocons légers ont des propriétés totalement différentes de celles de la neige fondue compacte. Les Inuits, qui vivent dans le centre et le nord-est de l'Arctique canadien ainsi qu'au Groenland, sont considérés à juste titre comme des experts reconnus de tous les types de neige. On a longtemps pensé que cette connaissance approfondie se reflétait dans leur langue, qui compte d'innombrables termes différents pour désigner la neige. Cette sagesse a été volontiers citée pendant 100 ans. Mais elle a depuis été démasquée comme une légende moderne. En écossais, on trouve même des nuances beaucoup plus fines avec 421 mots.
Mais l'hypothèse selon laquelle une connaissance approfondie enrichit le vocabulaire a récemment été confirmée par les participants au voyage de l'association franco-allemande à leur ville jumelée. De nombreux habitants de Taverny passent chaque jour beaucoup trop de temps sur l'autoroute dans la région parisienne. Et ils peuvent faire la distinction entre l'embouteillage et l'encombrement, c'est-à-dire un bouchon qui se résorbe rapidement et un bouchon permanent. Les perturbations du trafic annoncées dans les informations routières se traduisent pour eux par rangement ou congestion, bouchon, engorgement ou blocage.
Il est donc grand temps de créer une nouvelle légende : dans la région parisienne, on connaît 40 mots pour désigner les embouteillages ! Pas avoir trop d'expériences pratiques avec les différents types d'embouteillages lors de leur prochain trajet vers le marché de Noël de Taverny souhaite aux membres de la DFG
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